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Contribution semestrielle.
Près de la ville de Lisant
Gît, sous un petit monticule, Le corps abîmé d'un amant. La balle est dans la mandibule ; Le couteau, dans la clavicule. Les ciseaux sont dans le jarret ; Le coupe-ongles, dans la rotule. Seul vous tuera bien qui vous hait. Voyez la scène : les déments De cette gnôle qui turbule Dans les veines ont bu gaiement Et leurs deux âmes déambulent : « Tu m'aimes ? - Viens, que je t'encule... » Elle n'apprécie pas le trait ; C'est là que son esprit bascule. Seul vous tuera bien qui vous hait. On dit qu'à l'aube, encor vivant, Elle vomit ses testicules, Mâchées toute la nuit durant, Dans sa bouche qui fit des bulles Jusqu'à l'heure où les renoncules Se pollinisent dans l'air frais Et qu'il étouffa, ridicule. Seul vous tuera bien qui vous hait. ENVOI (pour l'édification du peuple) Ici-bas, ce que l'on adule Ne nous élèvera jamais ; Toute autre foi serait crédule. Seul vous tuera bien qui vous hait.
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= chemin =Thèmes / Divers / Textes de chansons = résumé =[ Dourak est de retour et enfonce le clou : sa ballade éthylique est étrange, disjonctée, drôle. C'est la réinvention de la chanson paillarde version zonarde, et ça tient largement la route. ] |