il fait tellement chaud ce matinque même en pissant je commence à transpirer j'ai envie de me branler mais la perspective de s'agiter dans cete chaleur me décourage pourtant je le fais j'ai envie de me branler en pensant à la bouche de ... qui avale mon sperme c'est laborieux toutes ces images j'ai trop chaud et je pense aux poèmes que je dois écrire à ... je pense à mes mots davantage qu'à sa bouche et ça aide pas à bander tout ça plus la chaleur qui me liquéfie le front ça me coule dans les yeux c'est grotesque on se croirait dans la scène du duel de l'étranger de camus sauf qu'à la place de l'adversaire c'est ma bite je me demande si ... et moi on baisera encore et avec qui d'autre je baiserai dans ma vie il faut que je me concentre pour jouir je peux pas abandonner après un tel effort je suis collant de sueur je viens à peine de me lever je pense à la bouche de ... à mon sperme qui gicle dedans au petit gloup qu'elle fait en avalant ce petit gloup que je trouve trop mignon allez encore un petit effort quelques mouvements de poignets encore ouf ça y'est la journée peut commencer
hier cette fille m'a encore terminé dans sa bouche
enfin encore on y passe pas notre vie non plus et encore une fois j'en suis sorti curieux content aussi mais surtout curieux vraiment se faire éjaculer dans la bouche je me demande ce que ça fait c'est vraiment couillon que j'ai aucune envie de sucer une bite étant donné que c'est le seul moyen de savoir le petit gloup après que j'éjacule je trouve ça très très mignon une espèce d'instant d'intimité encore plus intime que la baise finalement une espèce d'intimité avec les organes l'intimité la vraie putain on dirait un slogan pour auchan c'est comme quand on dort et qu'on gargouille du bide c'est ça l'intimité les bites et les chattes tu parles tout le monde l'a vu ma bite la baise c'est bien mais tellement mécanique c'est pas là que se niche la vie la vie est dans les gargouillement de l'estomac juste avant de s'endormir ah bin oui l'alcool c'est quand même un douloureux paradoxe d'abord il y a l'envie de baiser mais quand t'es pas beau ou que t'es timide que tu sais pas parler enfin que t'es un looser de base quoi c'est dur de baiser alors il y a l'alcool qui te donne du courage et paf une phrase sexe et pouf un main qui glisse et hop ma langue dans ta bouche c'est réglé on va baiser et konsstrukt est content mais à force de boire pour avoir du courage pour bander t'es dans la merde konsstrukt elle est toute molle ta bite tes artères pleines de vin et de bière elles servent plus à rien alors voilà soit tu séduit pas et tu bandes comme un mulet (ça bande les mulets ?) soit tu séduits et c'est rapé pour la baise boire c'est bien quand même j'ai hate de te voir mon bébé j'ai hate de te toucher hate de te lécher j'ai hate de jouir en toi et de t'entendre jouir je me suis masturbé toute la nuit et chaque érection chaque goutte de sperme chaque soupir chaque goutte de sueur était pour toi pour toi pour toi et ce soir je vais recommencer je te baise une dernière fois en levrette comme tu aimes et comme j'ai fini par aimer aussi et encore une fois juste alors que tu jouis je me retire et je gicle sur tes reins mais je suis seul dans les chiottes et c'est dans ma main que je jouis il n'y a pas de dernière baise par de dernier baiser pas de dernière étreinte pas de première ni de dernière partie de flipper virtuel avec tristan pas de dernier pokémon pas d'au revoir pas de dernier baiser rien ne finit jamais et c'est bien comme ça il est vingt-trois heures on est samedi je me sens rejeté sans raison pas rejeté en particulier par une personne spécifique pour une fois non juste rejeté anaïs est à sa répétition tous mes amis sont dispersés ou occupés ou disparus de toute façon j'ai pas le téléphone je ne supporte plus d'être seul c'est vraiment con pour un type qui n'aime pas les gens il faut que j'aie sommeil je vais me branler au bout de deux fois ça devrait m'assommer et je vais me coucher en écoutant france culture je suis seul je me masturbe en pensant à cette fille j'écoute des mp3 et je lis chronic'art c'est pas marrant je suis seul mais il reste le désir et le désir tient la merde à distance mais le désir c'est traitre et la merde elle n'est jamais bien loin à force de me branler je jouis et je ne bande plus les mp3 s'arrête et c'est le silence et les bruits de la maison chronic'art je lis la dernière page et il est refermé sur mes genoux j'ai fini de manger de boire du coca et j'en suis repus y'a rien de pire que d'être rassasié et tout seul tout seul et de ne pas désirer ne serait-ce qu'une seule seconde c'est l'enfer l'enfer ça n'est pas la souffrance puisque la souffrance génère le désir de ne plus souffrir l'enfer c'est tout seul et au repos et ça pour l'éternité une éternité de repos sans plus rien vouloir ne pas désirer ça arrête le temps le désir c'est vivre c'est le temps qui passe qui frustre qui excite pas de désir égale pas de frustration égale l'inertie du présent égale pas de désir tout seul comme un con je suis en enfer jusqu'au moment où j'irais me branler jusqu'au prochain mp3 jusqu'à ce que j'ai faim de nouveau où jusqu'à ce que je dorme y'a rien de plus déprimant que d'écouter de la musique tout seul la musique remplit la pièce et mes oreilles et je sais que je suis seul à l'écouter y'a rien de plus déprimant que de faire un truc agréable tout seul chaque seconde de plaisir exacerbe le sentiment de solitude ce sentiment d'être abandonné du monde est encore présent quand je me masturbe je pense à cette fille pour une fois ce n'est pas un fantasme à la con je me branle sur du réel en tout cas sur du possible en tout cas sur du vrai désir dirigé vers une personne réelle je pense à cette fille à ce qu'on fait pourrait faire chaque palpitation du gland chaque frisson dans mes reins chaque neurone électrifié s'accompagne d'un petit warning en infrabasse dans le ventre t'es tout seul connard tu vas jouir tout seul dans ta main et elle va jouir dans ton imagination de connard et je jouis en imaginant ses gémissements et son visage et juste après elle n'est pas là et sa respiration du silence il n y'a que moi et du papier toilette et de la musique y'a rien de pire que de ne pas partager le plaisir y'a rien de plus vain de plus proche de la mort ni de moins légitime que le plaisir sans complice et que la joie sans témoin y'a rien de plus triste que la joie solitaire et con comme je suis ou alors obsédé par ma survie morale ou par je ne sais pas quoi on s'en fout d'ailleurs je multiplie les occasions bonne musique bonne bouffe bonne lecture et bonne branlette et tout ça m'écartèle quand je suis seul je ne me sens plus vivre c'est con à dire mais je ne me sens vivant que quand on me le confirme quand je suis seul je dors quand j'ai trop d'énergie pour dormir j'ai deux routines pour faire semblant de me sentir vivant sans devoir être vu acheter me branler quand j'ai des sous je les dépense quand j'en ai pluss je me masturbe l'orgasme c'est cette seconde paradoxale où j'existe le plus possible et où j'ai la conscience la plus aigüe que ce sentiment d'exister est déjà évanoui au moment même où mon cerveau le conçoit le sentiment naît et meurt dans le trajet qui relie ma bite à mon cerveau quand je me branle je m'approche de la vie et au moment même où je la saisis elle meurt entre mes mains et je me retrouve déprimé toujours seul sans un sou je regarde les minutes s'évanouir tout ce que je pourrais faire je fais rien à quoi bon faire si personne n'est là il n'y a aucune différence entre faire quelque chose et puis raconte ce qu'on a fait et ne rien faire puis raconter ce qu'on aurait pu faire dans la tête de l'autre de celui à qui on raconte c'est les mêmes images je me masturbe et je dirai que j'ai lu pas par honte de me branler ho non mais pour faire croire aux autres que même quand ils ne sont pas là je continue à exister j'ai envie de baiser cette fille j'ai envie de baiser cette fille cette fille j'ai envie de la baiser il y a des filles ça dépend des fantasmes il y a des filles je vois leurs mains et ça me donne des envies il y a des filles je les vois et je vois leurs mains et j'ai envie qu'elles me branlent il y a des filles c'est leurs lèvres que je vois et j'ai envie qu'elles me sucent cette fille là c'est ses yeux que je vois et quand je vois ses yeux j'ai envie de la voir jouir j'ai envie de la faire jouir peu importe ce qu'elle me fait elle sucer branler baiser peu importe ce que je veux c'est voir jouir ses yeux ce que je ceux c'est voir jouir ses yeux cette fille j'ai envie de l'allonger sur son lit de virer ses fringues un peu partout dans la pièce et de la lécher la lécher la lécher la lécher j'ai envie de la voir jouir j'ai envie de l'entendre jouir j'ai envie de la faire jouir ouais dimanche je me lève avant anaïs je me branle et je règle son réveil ensuite pour quatorze heures parce que tout seule jamais elle y arrivera à se réveiller je fouille les poches de son manteau et celles de son sac pour lui piquer un peu de monnaie mais du fric elle en a autant que moi c'est à dire pas c'est dommage je me serais bien payé un café ouais j'avais bien envie d'un café chier par contre je trouve un petit papier plié en huit un papier jaune petit frisson d'excitation un mot laissé par un admirateur un mec qu'elle s'envoie en cachette petit moment de suspense gaché très vite sur le papier une liste de pièces à fournir pour un dossier érasmus qu'elle montera jamais parce qu'elle veut pas partir loin de moi je l'aime dimanche je suis rentré de la teuf à trois heures et anaïs à sept elle a fini de me réveiller en me touchant le cul et les couilles en passant sa main là où j'aime bien entre mes cuisses et on a fait ce qu'on avait à faire elle très excitée et moi un peu endormi mais excité quand même et puis on a dormi je me suis levé évidemment avant elle passé midi elle a cessé de ronfler son haleine sentait encore l'alcool j'ai mangé des spaghetti de la veille tout seul dans la cuisine en lisant une bédé et en surveillant dehors porte fermée pour pas la réveiller et je suis parti bosser
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= chemin =Thèmes / Divers / Poèmes de merde = résumé =[ Konsstrukt nous rebalance une volée de pseudo-poèmes mous, vides et désespérés/rants. Du porn neurasthénique, solitaire et qui pue du cul. Plutôt genre caissière de cinquante ans qui se branle que top-model lesbienne en string, si on voit ce que je veux dire. Axé sur la frustration sexuelle ordinaire. Comme tous les autres textes de Konsstrukt, celui-ci met vaguement mal à l'aise mais est avant tout insupportablement ennuyeux. ] |