« J'en appelle au feu purificateur sur la personne de Bernard Werber qui se camoufle online sous le pseudonyme Glaüx le chouette. », il n'y a pas à dire, la formulation en jette. Cela fait si longtemps que je rêve de cette journée du 10 avril. Cette saint con sera l'aboutissement de toute ma vie, le point culminant de mon étude approfondie de la connerie humaine. C'est dit, je serais Grand-Inquisiteur cette année.
Je me lève pour une fois dans ma vie en forme. Petit déjeuner rapide pour commencer rapidement mes préparations. J'ai déjà son adresse. Ce fut facile à obtenir : son site bernardwerber.com est enregistré chez Gandi et une banale recherche whois fut très intéressante. Un petit tour sur mappy m'a appris qu'il habitait en face du cimetière de Montparnasse et la photo satellite m'a confirmé qu'il s'agissait bien d'un immeuble. Après avoir mangé, je m'imprime donc tout ça et prépare mon sac à dos.
2 briquets, histoire d'être certain de pouvoir allumer la mèche. 1 bidon d'essence, déjà entammé puisque j'ai rempli quelques bouteilles en mélangeant l'essence à du savon. 6 parties d'essence et 4 de savon. Les deux cocktails molotovs ainsi préparés. (il m'a suffit de rajouter de banaux pétards bison autour du goulot). De la ficelle. Un gros scotche noir pour baillonner cet enculé. Tous ses livres de merde pour faire un combustible intéressant. Des menottes. Un grand couteau de boucher. Une cagoule. Du fric. Un pique-nique pour midi. Bien entendu, je laisse dans un coin tous mes papiers d'identité. En partant, je ferme à clés et planque le trousseau sous le paillasson. La gare m'attend, je commence à m'impatienter. Dans le train pour Paris, je rumine d'excellentes tirades à lancer à Bernard Glaüx lors de notre face à face. Cet enculé qui nous fait croire qu'il est alsacien est en fait un petit bourgeois de la capitale. J'imagine déjà très bien son immeuble de planqué, son appartement avec son bureau plein de ses livres que je hais. Je jubile d'avance. Grand Inquisiteur, ce titre me va tellement bien que je le sens déjà me coller aux basques. Je regarde les autres connards du wagon qui détournent les yeux. Ma volonté leur fait peur, ils perçoivent certainement la supériorité indéniable de celui habité par la liberté et par le feu. Je trouve sans problème l'immeuble en question dans lequel je pénètre grâce à mon passe du facteur. Il me suffit de repérer l'étage où il habite sur sa boite aux lettres. Bien. Je commence à entrer dans une sorte de transe frénétique tandis que je commence à improviser mon plan qui jusqu'à présent se trouvait limité par l'absence de vision que j'avais de l'intérieur de l'immeuble. Je cours à son étage, montant les marches quatre à quatre. Je suis pressé d'en finir. Je passe la cagoule avant de sonner. Il vient m'ouvrir ce con. Ca y est, il ouvre la porte ! Je plaque le couteau sur sa gorge en lui faisant chut avec la main gauche. Je le pousse en arrière, il trébuche et semble se faire mal. Alors on fait moins le malin, hein, Bernaüx ? Je ... Je ... Il bredouille l'enfoiré. Tu permet que je t'appelle Bernaüx, connard ? Je ne comprend pas ... Ta gueule ! Je sors le gros scotche et le baillonne. L'entendre bredouiller des « Mais c'est pas moi » et autres « J'ai rien fait » m'insupporte d'avance. Enfin tranquille, je lui fous quelques coups de pied et commence à arroser chez lui tout en lui lançant mes tirades tant rêvées. « Tu crois en Dieu, Bernaüx ? », je lui fais. « Si je te crames, tu fais comme tes héros de merde ? Tu t'envoles, tu casses ton genre de putain de fil et tu vas dans un vortex de merde au centre de la galaxie ? ». Rhaaa, le con. « Tu sais ce que font les fourmis face au feu ? » Je sors du sac le bidon et les cocktails. Je vois dans son regard qu'il comprend ou je veux en venir. Glaüx a dû réaliser quel jour on était et comprendre pourquoi je suis venu. « Elles paniquent Gloglo, elles paniquent... ». J'arrose un peu partout dans l'appartement, en me laissant suffisamment de place pour me casser sans problème. « Ton assurance-vie couvre les incendies connard ? » Il se débat. Je lui passe les menottes et l'emmaillote avec la ficelle. Làààà... Il ne peut plus bouger. « C'est quand même con pour un auteur de SF de crever comme une héroïne du moyen-âge. », A ce stade de notre discussion, j'exulte. J'explose de rire en regardant ses yeux révulsés, semblant me dire encore et toujours à quel point il regrettait d'être venu me faire chier su Lapin, sur la Zone, ou sur son putain de blog à la con que j'ai fait semblant de programmer. Toujours attirer la confiance de celui que l'on veut détruire. « Tu vas crever comme une poubelle de banlieue, connard »articulais-je en positionnant le premier cocktail entre ses jambes ficelées. « Dis au revoir à ton oeuvre ! ». Là vient le moment tant attendu, jouissance ultime. je disperse tous ses foutus best-sellers autour de lui et lui fout quelques coups de pied comme il semblait s'évanouir. Et en égérie de la vengeance de tous les amoureux de la littérature, j'allume un briquet puis la mèche de la deuxième bouteille. Je hurle ma tirade finale : « Espèce de batard, t'écris vraiment comme un batard, tu vas crever comme un batard ! », puis je claque la porte. Je souffle plusieurs fois pour calmer ma tension qui vient d'atteindre des sommets. Le pied ultime, crever Glaüx comme une pucelle, éliminer un connard de la Zone de plus, et gagner la Saint Con tout à la fois. Dans le train du retour, je me fais mon pique-nique en dévorant les sandwiches. Je parviens même à m'endormir d'un sommeil sans rêve. Puis je rentre chez moi, avec mon sac vide et un drôle de sourire sur les lèvres. Vivement l'année prochaine pour remettre le titre de Grand inquisiteur de la Saint Con que je viens de gagner en jeu.
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= chemin == résumé =[ Ca fait plusieurs semaines que la rumeur court sur la Zone : Glaüx-le-Chouette est en réalité le pseudonyme de Bernard Werber. Fort de ce constat, Lahyenne à décidé de choisir cette horripilante cible pour la Saint-Con. Pas de surprise, c'est un texte de Saint-Con dans les règles de l'art, déjanté et hargneux. Un bon défoulement pour ceux qui haïssent l'arrogance surlittéraire de Glo autant que les best-sellers minables de Werber. ] |