Ronsardesque
Le 06/04/2007
par Glaüx-le-Chouette
illustrationDame,
Je te porte en mon cœur ; et te porte l’obole
De n’avoir au poitrail que rancœur et cloportes
Hérissés à l’envers et les pattes battant
La chamade méchante d’un nom sans noblesse.

Car ton œil est splendeur ; mais sa lumière immole,
En l’âtre creux et noir où le Diable m’emporte,
L’idolâtre crétin dont en vain l’âme attend
La transcendance altière et les molles caresses.

Ma queue seule s’élève ; et raide elle se dresse.
Que ton cul soit calice et le culte salir ;
Intestinale soit ta lumière et ma lyre ;

Je noie tes yeux de sperme et bouffe entre tes fesses
L’ostie que tu échappes - lie du vin de messe ;
Soit. La musique n’est que pucelle faiblesse.
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= commentaires =

Dourak Smerdiakov le 06/04/2007 à 23:23:48
La musique est un cri qui vient de l'intérieur.

C'est scandaleux.
Glaüx-le-Chouette le 07/04/2007 à 11:47:16
De l'intérieur du cul, j'y consens.
Mais elle sera jamais premier ministre ni présidente, la bite voudra pas.


Je suis triste, je trouvais ce sonnet fort chrétien, moi.
Lapinchien le 07/04/2007 à 12:24:36
Boufonne, allons voir si la rose...
wesh yo ! wesh yo ! wesh princess...

Quand tu seras bien ieuv, au soir, fumant bedo,
t'asticotant le dard , dévidant et filant,
Diras, slamant mes vers, en trouvant çà kiffant:
« Diam's me célébrait du temps qu' j'étais gossbo ! »

nihil le 07/04/2007 à 15:30:45
Trop distingué.
Glaüx-le-Chouette le 07/04/2007 à 15:40:30
Mais merde, sois pédagogue, j'ai fait plein d'efforts.
LeuSuisse le 07/04/2007 à 18:04:39
Pom pom po-pom! Un peu de lumière intestinale qui s’échappe d’une fente pour illuminer un mol instrument. Que(ue) du plaisir.
Dourak Smerdiakov le 07/04/2007 à 23:52:40
On serait dans l'endroit consacré du forum, je serais peut-être en extase mais, là, j'ai un blocage. Je le lis, j'ai une impression d'ensemble ambiguë mais un peu trop négative à mon goût, et je me demande pourquoi depuis 24 heures (avec activités annexes intercalaires).

C'est vrai que ce sonnet a comme le cul entre deux chaises entre la gauloiserie et la distinction, et ça perturbe. C'est trop ou pas assez. Sur le sens des images et des allusion liturgiques, je me gratte le front sans savoir si c'est en vain ou pas. Comprends pas ce que la musique vient foutre au dernier vers. Et on ne claque pas les portes quand on ronsardise, voyons.

N'étant pas un lecteur de Ronsard , je me demande aussi depuis hier si c'est une satyre d'un de ses sonnets ou pas. Mais je doute qu'il fasse ses deux tercets sur deux rimes.

Alambiqué, retors, un peu trop maniéré. Pour moi, et sans doute pour la zone.
Glaüx-le-Chouette le 08/04/2007 à 00:13:18
Ah merde, alors c'est raté.
C'était un sonnet très sérieux de haine envers le genre humain et la chair plus précisément, mais de fuite en avant vers la crasse et les glaires et tous délices du corps. D'un côté l'aspiration pucelle à l'amour courtois et pur, de l'autre l'attirance invincible de la bite vers les culs, et c'est la seconde qui gagne. Les allusions religieuses sont là pour ça, le vieux cliché de merde transcendance / descente vers l'immonde aussi (j'ai sué comme un débile pour le rendre). La musique, c'est la lyre, déjà ; la fuite prétendue hors des saletés, vers les cieux éthérés de foutaise, mais en vain, d'une part, par pucelle faiblesse et refus des réalités, d'autre part, et à la Ronsard, enfin, c'est à dire au titre d'appât à mouche à sperme, parce que Ronsard a écrit des papiers tue-mouche et rien d'autre, sauf peut-être les Derniers Vers et deux trois trucs. C'était pas un zoziau, un Zonard avant l'heure, au fond. Ronsardesque pour ça, et par mépris. Les rimes foutraques mais strictes, les jeux de sonorités des quatrains face au prosaïsme et aux césures casse-gueule des tercets, liés à cela aussi. En fait c'est tissé sur l'image de l'oeil qui s'inverse, et le nom/la musique de même. Et caetera divers. Mais peu importe. C'est raté, en effet, si rien ne passe. Je suis contrit mais j'avais qu'à pas faire mon poète de merde.

Je suis assez d'accord sur le fait que c'est le cul entre deux chaises, j'ai pas eu la place de descendre assez profond en deux tercets, la forme est mal choisie, cmb.
Glaüx-le-Chouette le 08/04/2007 à 00:17:31
Et bravo Glaüx pour la splendide démonstration de velléitarisme littéraire, c'est lamentable, l'auto-explication de texte raté est plus longue que le poème, c'est vraiment pitoyable, je vais m'auto-chier dans la gueule.
Mentalfactor le 08/04/2007 à 00:42:41
ça se rape bien
CMB
Dourak Smerdiakov le 08/04/2007 à 11:10:34
C'est en train de devenir une valeur-refuge, le cmb.
Dourak Smerdiakov le 08/04/2007 à 11:54:30
Sinon, tu exagères comme un abruti de perfectionniste qui se rend compte que la perfection n'est pas de ce monde. Personne n'a dit que c'est merdique ("Trop distingué", dixit nihil). C'est bien foutu, et c'est ambitieux, y a une touche personnelle qui est bien la tienne, mais ça me semble fondamentalement manquer de clarté sans avoir pour autant voulu jouer délibérément la carte du sombre et de l'obscur. L'Esprit français, môssieur, l'Esprit français.

L'opposition d'élans que tu explicites, ça passe, ça oui, mais de manière, me semble-t'il, plutôt confuse et dans la surcharge d'images dont la compréhentude est peut-être accessible dans ton esprit mais pas dans celui du lecteur. Sans doute effectivement mauvais choix de format, ça déborde de partout, en fait, ce truc. Si tu veux dire des choses sérieuses, faut passer à la ballade. Le sonnet, c'est frivole, on ne peut pas te prendre au sérieux.

Alambiqué, d'après mon Robert de poche : exagérément compliqué et contourné. Y a pas le mot merde, là-dedans. Le qualificatif retors était peut-être plus subjectif, mais tu me permettras de douter de ta candeur quand tu trouves chrétien de faire un usage aussi scandaleux de termes religieux dans un texte publié un Vendredi saint.
nihil le 08/04/2007 à 12:27:17
J'avais totalement pas du tout pris ça au sérieux. A mon avis vu le résumé et l'image, Winteria non plus. A la relecture, j'ai toujours pas envie de le prendre au sérieux. Trop distingué.
nihil le 08/04/2007 à 12:29:51
L'explication de texte me parait totalement hors de propos Glaüx. Je suis pas sûr que tu ais bien compris ton texte.
MonsieurMaurice le 08/04/2007 à 13:06:13
Glaüx, vous êtes le plus grand et nous vous vénérons.
Mill le 08/04/2007 à 14:21:26
Savoureux comme 11 mille verges échappées de l'enfer.
Dourak Smerdiakov le 08/04/2007 à 14:38:09
Je devine que ça va vite devenir vénérien votre vénération.
Winteria le 08/04/2007 à 14:44:00
nihil : En même temps, ça reste un poème, c'est pas comme si j'avais vraiment cherché à le comprendre. Après deux-trois lectures, j'avais bien entravé les trucs basiques, l'opposition entre "l'amour courtois et pur" et la baise qui transpire ses liquides divers, et aussi ce que Glo appelle "la descente vers l'immonde". Mais pour moi, c'était rien d'autre qu'un poème censé nous faire rire de l'ambivalence entre les amourettes de pucelle et la baise telle qu'elle est décrite par Glaüx. En tout cas c'est ce qui m'a plu dans ce sonnet, sans chercher de sens profond DVCS.

C'est un peu comme ce que j'avais bité du texte "Le ver et la chenille", qui opposait les résolutions solennels de Delesquif à la fin ridicule. Gloups il aime bien opposer, je crois.
Winteria le 08/04/2007 à 14:45:40
En tout cas, je me poile comme un petit fou à chaque lecture.
Mill le 08/04/2007 à 14:54:11
Dourak. C'était une référence aux onze mille verges d'Apollinaire.
nihil le 08/04/2007 à 16:31:31
C'est pas grave. On te pardonne une fois encore.
Lapinchien le 08/04/2007 à 16:55:38
"aux onze mille verges d'Apollinaire"

putain, çà c'est pas de la mutation de tapette...
MonsieurMaurice le 08/04/2007 à 17:08:52
Déjà qu'avec une seule bite, je suis bien emmerdé, alors 11000 ...
Mill le 08/04/2007 à 19:02:24
J'vous dis pas le délire pour la branlette. Mais c'est très pratique en partouze. Le texte d'Apollinaire, j'ai jamais réussi à le finir. Ca m'excite tellement que je finis sur la cuvette des chiottes, le PQ à portée de main. Quand j'ai fini, j'arrive plus à me replonger dedans. Je sais vous vous en foutez grave.
Je me tais, je me tais.
Lapinchien le 08/04/2007 à 19:38:48
et y a des grappes de couilles sur le multiprise ?
MonsieurMaurice le 08/04/2007 à 19:47:42
Et trouver des slips à sa taille, ça doit pas être facile facile, finalement mieux vaut avoir une seule petite bite comme moi.
Asa le 09/04/2007 à 00:30:50
"sperme" c'est un mot très laid, en fait ça et "fesse" sont des mots qui balafrent le texte. Mais sinon "La musique n’est que pucelle faiblesse." c'est très joli, je sais pas ce que ça peut vouloir dire mais c'est joli.
Hag le 09/04/2007 à 16:16:34
Je trouve les commentaires encore plus intéressant que ce texte.
pseudo le 09/04/2007 à 21:14:52
quels commentaires ?
Glaüx-le-Chouette le 09/04/2007 à 22:54:17
Quel quoi ?

Asa, tu es mon ami surlittéraire à compter d'aujourd'hui. Moi c'est moustache qui me fait frémir d'horreur. Heureusement, peu de sonnet comportent le mot moustache.

Dourak, jte kif lol mon père, mais c'est pas nouveau.

Hag, haine d'ass. Ca veut strictement rien dire mais depuis le temps que j'avais envie de le dire, je le dis.
LH le 10/04/2007 à 13:47:00
Bien.


Tout ayant été dit et la nullité infinie de Glaüx révélée, je suis jaloux.

Il est très bien ce sonnet.


Je trouve que les rimes sont bien choisies.
Cloportes et emporte qui révèlent une porte.
Immole qui rend bien la molesse de la chose.
Et les caresses qui s'enchînement sur la fin.

Non, ya pas, j'aime bien.


Sinon, c'est vrai que L’idolâtre crétin ça choque un peu, mais musicalement ça passe très bien.


LH
Claudia le 10/04/2007 à 15:06:37
Glaüx...
Tu m'impressionnes.
Glaüx-le-Chouette le 10/04/2007 à 15:11:45
Glaüx n'existe pas.

Le mec derrière n'a rien, vraiment rien, d'impressionnant, et personne n'a rien d'impressionnant.

Rabats-toi sur les textes. Y a jamais d'autre beauté chez personne que dans les actes et les créations.
pseudo le 10/04/2007 à 21:20:39
à la portée des caniches cette poésie ?
Glaüx-le-Chouette le 10/04/2007 à 21:23:39
Y a qu'à voir l'illustration à base de caniche humain.
nécrophilia le 08/12/2007 à 02:06:58
[redirect dans le forum and thy ass bitch by Glaüx]

Commentaire édité par Glaüx-le-Chouette.
madamecaniche tas de con le 04/05/2008 à 15:23:58
Que ta lumière est belle tas d'abruti, t'as fait l'école des arts ou celle du cirque pour parler aussi bien du caniche?
Glaüx-le-Chouette le 04/05/2008 à 17:20:04
Gné ?

Quoi toi vouloir dire ?
Toi Brigitte Bardot ?

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Thèmes / Divers / Poèmes de merde

= résumé =

[ Ah putain, mais que j'aime ces moments Nutella où la zonardise jaillit par surprise des poèmes de merde. Dès le premier vers, on se dit clairement qu'on va se taper une bouse ampoulée telle que celles que Glaüx sait si bien pondre, même si quelques images sympas relèvent plutôt bien le tout. Puis interviennent les giclées de foutre, au moment clé : celui où on ne les attend plus. Rien que pour ça, je dirais que ce texte est culte, avec un gros Q. ]

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