Nous courions dans tes rues feutrées Tels des chiens vagabonds Envoyions nos mômes en S.M.S Invoquant un Allah qui faisait zoreille cochon Te rappelles-tu?
Te rappelles-tu
De ces jeux de cartes De ces nuits blanches dans le sous-sol des immeubles De ces femmes qui buvaient le café En entrevoyant la paix au fond des tasses? Te rappelles-tu de Leila La belle voisine du quatrième De qui j’effleurais le sexe Quand la mort frappait de plein fouet? Te rappelles-tu de ces flash info plus assassins que les balles De ce soldat à bout de nerfs lynchant mère et soeur avant de s’éclater la cervelle? Te rappelles-tu de nos sourires souterrains et de notre innocence aérienne De nos rêves d’enfant morts avant même de voir le jour? Te rappelles-tu de cette nuit où nous tremblions comme une feuille d’automne Quand la bombe s’était faite trop familière De ce chat Walid jamais revenu? Te rappelles-tu Quand le salaire de nos pères ne tombait plus Quand les jours s’entassaient dans leurs poumons Et le cancer promettait?… Ils avalaient l’angoisse Alors que nous, nous mangions la sardine Et buvions les sanglots de nos mères Te rappelles-tu? Te rappelles-tu Quand le glas sonnait comme bat un cœur Quand nous nous démerdions à faire l’amour sur des tombes encore chaudes? Te rappelles-tu De ces montagnes en feu De ce ciel saturé De cette terre flasque Et de la mer agressive? Beyrouth Tu n’es qu'une soirée people Sur le toit d’un building poussiéreux Une capitale située quelque part Entre le ridicule et le rien
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= chemin =Thèmes / Divers / Poèmes de merde = résumé =[ Putain de bordel de mes couilles dans ta mère de putain d'enculé bâtard carcasse de pingouin éviscéré salope chienne hystérique d'huître lapone prurit sauvage de raclure de méningite d'enfoiré de fils de pute pianiste. Eh ouais. Moi aussi je peux en faire, de la pO3siE d3 m3RdE. Connard. ] |