En sortant du dernier trou noir,Dieu sait pourquoi, j'ai repensé À toi qui te cachais pour boire, J'ai ressenti de la fierté. Tendance à tout laisser tomber, J'ai glissé mes pas dans tes pas. L'entropie va tout emporter. Je suis un peu raté, papa.
Je croyais ne rien te devoir,
Que du capital mal placé, Jusqu'au jour où, dans le miroir, J'ai cru te voir, toi, déformé. Et ma tronche de déterré, Mes rictus, ma face de rat, Ça ne m'a pas vraiment aidé, Tu m'as un peu raté, papa. Quand j'ai juré ne pas savoir Que le fusil était chargé, Toi, tu as fait semblant d'y croire On n'en a plus jamais parlé. La balle n'a fait qu'effleurer Ton crâne et, depuis ce soir-là, Je n'ai plus rien fait qu'échouer. Je t'ai un peu raté, papa. J'étais venu te débrancher, Je t'ai trouvé mort dans tes draps. Je suis reparti me torcher La gueule. On s'est ratés, papa.
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= chemin =Thèmes / Divers / Poèmes de merde = résumé =[ Pour aider Dourak à sortir des auteurs inactifs, je lui ai filé trois idées personnalisées et un début de texte. Résultat probant, puisque dès le lendemain il nous a pondu cette ballade sans le moindre rapport avec ce que je lui avais proposé. Enculé de bielorusse. Reste que la poésie Dourakienne est la seule qui mérite d'être lue sur internet, donc je ferme ma gueule. Prends ça dans ton hémistiche, salope. ] |