-Bonjour-Salut ça va ? Ouais et toi ?
Encore un fantôme...
Un matin je me suis réveillée et les gens tout autour de moi étaient transformé... le sang froid, le cœur mort, avec ce coté insaisissable qui fait la caractéristique fondamentale des fantômes... Au travail, au café, dans la rue, dans le train, roulant, marchant, criant, parlant, chantant... le monde était devenu fantôme. mais moi j’étais encore vivante... Les fantômes viennent, se frottent à moi, me frôlent, veulent m’atteindre, m’emmener dans leur monde... Mais je ne veux pas... Je ne les regarde pas... Comme ça ils n’existent pas... Certain plus aventureux, me susurrent des mots à l’oreille... Me parlent de leur vie (d’avant ?) de leurs enfants, de leurs désirs, de leur rêves... Me je ne les regarde pas... Comme ça ils n’existent pas.. Ils ne peuvent m’emmener avec eux... Je marche alors de longues heures dans la rue, au milieu de ces êtres qui se croient encore vivants.. Parfois j’ai envie de partir avec eux, Oublié la souffrance, la solitude, cette identité trop vivante qui me ronge... Mais je ne les regarde pas, Comme ça ils n’existent pas. Ce n’est pas encore mon heure... Ce n’est pas de ma faute si eux sont morts Quand je n’en peux plus de tous ces mots crevés qu’ils ressassent Je me bouche les oreilles Et je hurle pour les faire partir... Mais ils sont toujours là... plus vivants dans leur mort que je ne le serais jamais... Leurs ombres sont là... Elles s’étendent autour de moi comme du mazout... Je ne lèverais pas les yeux Je ne suis pas comme vous Je suis différente... J’ai (j’avais) une vraie vie... J’ai conscience de ma propre réalité... Moi j’ai encore mon âme... Les larmes sont chaudes, me piquent les yeux... Les voix m’appellent Je ne vous regarderais pas... Quelque chose me tire... me fait mal... Tout s’accélère autour de moi Mes tympans explosent Mon corps se disloque Le froid... J’ouvre les yeux.. La plupart des fantômes sont là... Aucun ne me regarde... Ils ont tous l’air triste... Il y a un autel... Avec un prêtre... Et un cercueil... Et tous marchent vers moi... Sans un regard... Ils veulent me mettre dedans... Mais ils ne peuvent pas... C’est moi qui suis vivante... vivante... Mais regardez-moi Je suis vivante Non, vous ne pouvez pas faire ça... S’il vous plaît Je suis juste différente.. S’il vous plait... Non ne le fermez pas Je promets d’être comme vous Non Non Noooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooon
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= chemin =Thèmes / Obscur / Introspection = résumé =[ Djinny sépare de plus en plus son activité Zone et son activité Bottle, ce qui fait qu'on voit de moins en moins souvent ici des chroniques de l'ennui, mais plus souvent des textes étranges comme celui-ci, qui a en plus la qualité d'être lugubre, déroutant et plutôt bien écrit. ] |