
Serial edit : introduction par Zone Inc. ( 8 commentaires )
Cette introduction explique le principe de la nouvelle rubrique, à savoir l'édition en série d'un texte de base, qui est également reproduit ici : un extrait de l'apocalypse de Saint-Jean.
Serial edit 1 : apocatrip par Nounourz ( 23 commentaires )
Nourz est le premier à éditer l'Apocalypse et c'est un vrai saccage : le récit visionnaire se change en série de vannes sur fond de trip psychédélique au LSD. Les quatre cavaliers sont quatre mongoliens assoiffés de sexe et de drogue. Nourz en surajoute dans le débile, mais colle toujours au cul du texte d'origine. Ca tient pas debout, c'est facile et ça fera hausser les épaules des moins débiles d'entre nous. Mais putain, qu'est-ce que c'est drôle.
Serial edit 2 : sainte-morphine par nihil ( 24 commentaires )
Difficile d'éditer une parodie stupide comme celle de Nounourz dans son premier épisode. J'ai donc presque du repartir de zéro dans ce texte qui reprend le ton mystique et la structure du texte d'origine. Seules les images et les symbôles changent, et le texte est transposé dans mon petit monde à base de morphine et d'agonie. Cet épisode pourrait être un pendant symbolique à Arch-Nemesis ou une annexe de Néo-Inquisition.
Serial edit 3 : le fils spirirtuel par Glaüx-le-Chouette ( 22 commentaires )
Glaüx ajoute une trame narrative à mon edit, qui était un enchainement de visions juxtaposées. Il parvient donc à changer ce texte en une véritable nouvelle, mystérieuse et onirique, qui reste malgré tout empesée d'une structure trop rigide et d'un symbolisme assez peu en phase avec la littérature moderne. Le style de Glaüx est reconnaissable, ici un poil trop soutenu pour avoir un plein impact.
Serial edit 4 : sous terre par Aka ( 15 commentaires )
Aka flanque une première secousse à la rubrique serial edit, qui se prélassait tranquillement dans le giron de son texte de réference, un extrait de l'Apocalypse de Saint-Jean. Elle garde la structure en six points et la tendance hallucinatoire du bidule, mais s'en empare au service d'une véritable nouvelle, très bien écrite, sombre et lancinante, mais un peu trop floue : il manque les petits détails qui frappent.
Serial edit 5 : lambda par Lapinchien ( 14 commentaires )
Lapinchien reprend totalement à son compte le texte d'Aka, change le contexte, le style, l'histoire. Hormis une structure en six points, l'épisode n'a plus rien à voir avec l'Apocalypse qui servait de point de départ à la rubrique. Le style est plus léger et dynamique, ça rend le texte fluide et agréable. Texte excellent, même si Lapinchien a pris beaucoup de libertés, il a écrit un épisode inspiré du précédent au lieu de l'éditer strictement.
Serial edit 6 : timebomb par Nounourz ( 16 commentaires )
Précedemment dans Serial Edit, Lapinchien avait dépeint la haine ordinaire d'un mec pour ses contemporains qu'il croise chaque jour dans les transports en commun. L'edit de Nounourz est d'une logique imparable : il reprend cette base et fait du héros un terroriste qui se prépare à se faire exploser dans le métro. C'est bien vu, hélas quelques notes de second degré viennent salement dédramatiser l'action.
Serial edit 7 : la grande peste par nihil ( 17 commentaires )
Je transpose le personnage du porteur de mort, créé par Nounourz, dans un cadre médiéval : celui de la grande épidémie de peste qui décima l'Europe au 14ème siècle. Le narrateur est une sorte de vagabond à demi-fou qui erre dans des quartiers sinistrés, jonchés de corps. Texte malsain, mystique et brutal, chargés de visions de mort et de destruction, qui passe à mes yeux pour l'un de mes meilleurs.
Serial edit 8 : le grand soir par Glaüx-le-Chouette ( 14 commentaires )
Le pestiféré de mon texte devient ici un clochard alcoolique et strasbourgeois (circonstance aggravante). Du point de vue de la rubrique c'est presque l'edit parfait : il reprend la structure, le principe et même pas mal de phrases de mon texte mais leur donne une dimension nouvelle. Du point de vue du texte, c'est pas mal non plus : loose désespérante, détails glauques, déréliction urbaine et hivernale. C'est très bon.
Serial edit 9 : moi et les cons par Aka ( 12 commentaires )
Le personnage central de Serial Edit subit une nouvelle mutation puisque de clochard il devient un bon gros bauf de banlieue. Ici on ne parle pas de caricature ou d'humour, c'est un vrai portrait psychologique intelligent et jamais chiant. La rubrique a trouvé son rythme de croisière, chaque edit apporte son lot de nouveautés, la structure évolue tranquillement et chaque fois on a droit à d'excellents textes.
Serial edit 10 : l'émissaire par Lapinchien ( 11 commentaires )
Par un étrange concours de circonstances la rubrique Serial Edit retombe dans le médieval qu'elle avait quitté après la Grande Peste. A son habitude, Lapinchien bouleverse la structure et fait de la tranche de vie d'Aka une véritable nouvelle pas extraordinaire, mais intéressante, avec un coté très amusant qu'on avait pas vu dans cette rubrique plutôt sérieuse depuis longtemps.
Serial edit hors-série : Quelle vie de merde par M. Goret ( 26 commentaires )
M. Goret ne comprends jamais rien : en l'occurrence il n'a pas compris que la rubrique Serial edit n'était pas ouverte au public et a édité 'le grand soir' par Glaüx. Bizarrement, son texte est pas ignoble bien que vérolé par les vannes pourries dont l'auteur est fan. Le style pourri de Goret s'adapte pas mal à celui de son personnage clodo. C'est pas hyper-bien mais un peu meilleur que la moyenne goretienne.
Serial edit 11 : lycanthrope par Nounourz ( 19 commentaires )
Je resitue l'action : Lapinchien avait achevé le deuxième tour d'edit sur une nouvelle médievale très amusante sur fond de famine et de lycanthropie. Nounourz paraphrase tout le début au point qu'on croirait avoir affaire au même texte, mais en cours de route, il dynamite l'histoire et part en vrille. On sait jamais sur quel pied danser, mais au final on s'amuse bien.
Serial edit 12 : la fin de l'hiver par nihil ( 32 commentaires )
La rubrique se complait dans le médiéval-fantastique et ce texte reste dans la lignée. En tant que rabat-joie officiel, au lieu de pousser le délire absurde du texte de Nourz encore plus loin, je l'ai rationnalisé et inclus dans une histoire mystique, sombre, et sérieuse d'un bout à l'autre, ce qui était pas gagné vu la gueule de l'edit précédent. Ca nous fait un texte initiatique, hanté par les loups et les fées, un peu mou et pas très marquant.
Serial edit 13 : immaculée contre un mur par Glaüx-le-Chouette ( 15 commentaires )
Le titre l'annonce sans ambiguité : on aura affaire à un texte débile. Tel est le cas, mais l'humour ici est fin et pas absurde. Désolé de révéler un des secrets du texte, mais le narrateur est un ange pris dans la guerre du Paradis contre l'Enfer. Le savoir facilite nettement la lecture de tout le début du texte. C'est dans la lignée du texte 'la main mariale', en moins hilarant, mais c'est un bon moment de détente.
Serial edit 14 : le travail c'est la santé par Aka ( 23 commentaires )
Aka réussit à nous extirper du médiéval-fantastique dans lequel on était englués depuis longtemps avec cet excellent édit, qui concerne la quête mystique d'un chômeur à la recherche d'un formulaire dans les locaux de l'ANPE. Les passages du texte précédent, de Glaüx sont très bien réutilisés et le résultat est un texte très drôle, déjanté et très réussi sur les joies de l'administration.
Serial edit 15 : entretien d'embauche par Lapinchien ( 22 commentaires )
Lapinchien reste dans le contexte de la recherche d'emploi initié par Aka dans son texte 'le travail c'est la santé', son edit tourne autour des entretiens d'embauche. La tranche de vie pourrie se mue peu à peu en semi-polar entraînant et intelligent. Y a du fond, des parralèlles entre le monde du travail et celui de la prostitution qui passent pas inaperçu. C'est pas fabuleux, mais intéressant.
Serial edit 16 : pornstar par Narak ( 11 commentaires )
La rubrique Serial edit agonise péniblement : Lapinchien s'étant retiré de l'affaire, c'est Narak qui le remplace et prend le premier tour de l'edit. Le tour précédent s'était terminé par un entretien d'embauche déjanté signé Lapinchien. Narak reprend reprend le principe en utilisant le milieu du porno. Rien de bien folichon à signaler, c'est plutôt drôle mais assez plat et le final twist idiot donne envie de tuer l'auteur.
Serial edit 17 : l'insignifiant par Nounourz ( 10 commentaires )
Du point de vue de la rubrique, c'est un excellent edit, qui exploite très bien le contexte porno et l'histoire du texte précédent (pornstar de Narak) au profit d'une vraie nouvelle très lisible et réservant quelques scènes-choc. Du point de vue strictement littéraire, y a pas mal de défauts qui gâchent le plaisir : influences évidentes, quelques poncifs, et le suspense bien que bien mené, est éventé.
Serial edit 18 : la lune rouge par nihil ( 15 commentaires )
Cet edit s'éloigne très nettement du précédent, dont il reprend uniquement la structure et quelques scènes au profit d'un texte onirique et grandiloquent. C'est un carnaval baroque et barbare, une série de scènes étranges et tordues sorties des pires cauchemars de Bosch. Une sorte de version macabre et monstrueuse d'Alice aux pays des merveilles. Un vrai jeu de massacre à recommander aux drogués et aux damnés.
Serial edit 19 : carnival of sorts par Glaüx-le-Chouette ( 14 commentaires )
Glaüx réutilise les scènes de mon texte et les interprète dans un contexte artistique. Les deux enfants de la lune rouge deviennent ainsi un écrivain et son héros récurrent. L'imaginaire et le réel s'emmêlent joyeusement, aussi cauchemardesques l'un que l'autre. On regrettera une trop grande proximité avec mon texte, mais l'ensemble est bien construit et intelligent, il affine mon délire et le pousse encore plus loin.
Serial edit 20 : décombres par Aka ( 11 commentaires )
Ca devait pas être facile d'éditer Carnival of sorts de Glaüx, qui ressemble à un produit fini, mais Aka s'en sort bien et projette l'histoire dans le réalisme, changeant joliment le banquet des animaux en chouette partouze SM pitoyable. L'histoire s'articule en deux parties bien distinctes, c'est assez déstabilisant, mais ça passe bien. Quelques passages un peu sentimentaux sont assez désagréables, mais le tout est subtil et bien gaulé.