
Dernière cartouche par Amanite ( 0 commentaires )
Un article qui devrait soulever la controverse. Noir, plein de rage et de sang. Amanite détruit tout ce qui passe sous ses yeux, à savoir la richissime avenue Georges V à Paris, qui la conduit tous les jours à son travail. A lire.
L'âge heureux par Daria ( 10 commentaires )
Le genre sombre / calme / triste inauguré pour la Zone par Aka trouve de nouveaux adeptes. Daria s'y colle avec cet article déprimant sur l'enfance, thème que je prise particulièrement. A lire.
Adios par nihil ( 22 commentaires )
Un texte qui n'a pas été conçu pour la Zone, mais s'y intègre pas trop mal de par son coté sombre et (forcément) nihiliste, texte dont nihil souhaite se servir pour se souvenir des émotions qui l'ont habité lors de l'enterrement de son grand-père.
Kinoa par Petitclaxon ( 14 commentaires )
Clax, vous savez c'est cette blonde conne surexcitée qui pondait du n'importe quoi en arrivant sur le site et d'un coup s'est mise à mitrailler du littéraire ? Bon je craignais un peu de rentrer dans un nouveau tas de questions emberlificotées et sans réponses, mais planté : Kinoa est vachement plus cohérent et plus franc du collier que d'habitude, y a quand même le style caractéristique de Clax, mais ça passe bien et ça met son coup de masse tranquillos, donc super texte, à lire.
Dodo l'enfant do par Arkanya ( 31 commentaires )
Comme toujours ça commence tout mignon, adorable à la limite du soporifique quoi. Comme souvent on a du mal à faire la part des choses entre le premier et le second degré et c'est une super qualité pour un texte je trouve. Comme souvent ça vaut le déplacement. Même pas mal !
Naëlle par Petitclaxon ( 24 commentaires )
Encore un article très noir, pour une fois vraiment violent et très cohérent, donc plutôt une bonne cuvée dans l'ensemble.
Quoi cette fois, faut que je regarde… par Maltchik ( 14 commentaires )
Ce texte tombe à plat, je le trouve pas super bien écrit, je comprends pas grand-chose, sa violence me paraît artificielle et plus marrante que flippante, les fautes d'orthographe gachent la lecture... Bref j'aime pas du tout, surtout sachant que Maltchik est capable de bien meilleur.
Vieillesse par Kirunaa ( 16 commentaires )
Kirunaa revient avec un texte sur la vieillesse, l'écoulement inexorable du temps, la solitude. Un constat bien sombre et bien déprimant qui donne envie de crever jeune.
Lui par Strange ( 9 commentaires )
Au début, je me suis cru dans un article de Clax, c'est un peu confus, mais rapidemment ça devient nettement plus clair, au point que la majeure partie du texte est constitué d'une énumération froide et clinique d'actes sans presque s'aventurer dans le domaine de la pensée. Strange traite un sujet sensible intelligemment sous forme de tranche de vie. Assez glaçant.
Fusion par Tulia ( 17 commentaires )
Une nouvelle de base, sans rien de spécial. C'est sous forme épistolaire (ce qui excuse un peu le laisser-aller global du style). La lettre présentée ici revient sur les souvenirs de deux amies inséparables. Ca se laisse lire tout seul, on a l'impression de mater en douce le journal intime du personnage principal, mais y a pas grand-chose d'extraordinaire.
Tu m'as quittée par Kirunaa ( 13 commentaires )
Encore un aspect relativement commun de la vie d'une femme éclairé sous l'angle de la douleur, de la culpabilité et de la folie naissante. Bientôt on verra des articles sur la Zone avec des gens qui pètent les plombs en se brossant les dents. Très bien foutu, prenant, bien écrit, j'aime beaucoup.
Soumission, lâcheté, abandon par Gawhell ( 11 commentaires )
Premier texte de Gawhell, pas toujours super clair mais par moments assez frappant, en tous cas intéressant. C'est dans la lignée 'vie quotidienne insupportable', dans le cadre de la famille et/ou du couple, un peu comme le deuxième texte de Strange.
Soumission, lâcheté, abandon... on y rajoute de la tristesse par Gawhell ( 11 commentaires )
Une suite (et fin ?) laconique à l'article 'soumission, lacheté, abandon' paru il y a quelques jours.
Le troisième age par Daria ( 5 commentaires )
La décrépitude est à la mode en ce moment sur le site, preuve en est ce nouveau texte sur la vieillesse, l'isolement et l'enfermement. Ca parait plutôt réaliste, c'est poignant et accablant. A noter : ce texte fait directement référence au texte 'l'âge heureux' du même auteur, qu'il est conseillé de lire ou relire avant celui-ci (vous trouverez le lien vers 'l'âge heureux' dans les articles liés, sur la droite de la page)
Souviens toi, mon frère... par Narak ( 20 commentaires )
Le narrateur voit son frère devenir un caïd et un criminel des favelas de Bogota. Amour fraternel ou haine, admiration malsaine ou dégout. Une histoire sanglante et noire, plutôt intéressante. Pas mal.
Addictions par Aka ( 48 commentaires )
Un bon gros journal intime sur une longue période de temps, qui raconte une vie trop vide, remplie articficiellement grâce à toutes sortes de stimulants plus ou moins satisfaisants : chimie, adrénaline, relations sociales... L'itinéraire d'une fille paumée, sans objectif ni motivation, qui ne sait plus à quel saint se vouer. La routine devient synonyme de pourrissement. On retrouve le style sobre et désabusé d'Aka qui convient nickel pour ce thème à la Bret Easton Ellis. A lire.
Travaux de vie par Bobby-Joe ( 28 commentaires )
Pour une fois, Bobby-Joe s'attarde sur son personnage et sa psychologie. Le texte s'axe sur les relations entre la dope et le sexe, le début est un peu fade jusqu'à ce qu'une note obsessionnelle vienne faire monter la sauce... Mais peu à peu on retombe dans du Bobby-Joe classique : c'est laconique, distant, ça passe tous les détails, on croirait une liste de courses. Bizarrement, dans ce cas précis, ça rend plutôt bien. Mais au final le texte est assez inégal.
La fin d'une histoire par nihil ( 17 commentaires )
Une histoire crue et terre-à-terre. Style classique voire impersonnel, inhabituel en ce qui me concerne, pour un thème que je n'abordais jusque là jamais : les relations dans le couple, et notamment leur charge souvent occultée de domination et de soumission, de mesquinerie et de rancoeur. Ca a déjà été traité sur la Zone, mais pour moi c'est assez nouveau. Le texte cherche pas à être artistique, novateur ni même d'une bonne qualité littéraire, mais il a un coté rentre-dedans.
Ad orgasmum aeternum par Taliesin ( 40 commentaires )
Hommage assumé à Thiéfaine (référence incontournable pour les papys de la Zone), le texte utilise l'univers de ce gars et pioche sans complexe dans ses standards. On navigue donc dans un environnement urbain déglingué hanté de personnages bizarroïdes, décalés. Les passages en italique sont des citations directes, le reste est parsemé de clins d'oeil qui ne gêneront pas la lecture des non-initiés, mais feront tiquer les fans. Chouette repompage.
Céline par William Kramps ( 22 commentaires )
Ca fleure bon l'alcoolisme de quartier et la déchéance de troisième zone, avec une épave d'anti-héros largué dans les affres de la picole et une héroïne courageuse et compatissante. Histoire sordide, touchante, bien écrite et fin intéressante, ce texte a tout pour plaire, d'autant que c'est un genre encore pas trop abordé sur la Zone. Il a un coté un peu trop lisse et un peu trop mode, on dirait du Miossec, mais ça reste un chouette texte.
Dans ma bulle par Nounourz ( 36 commentaires )
Description méticuleuse et détaillée des effets du LSD : on se balade au milieu des hallucinations chaudes et agréables... Résultat ce texte n'a pas grand-chose à faire sur la Zone, puisqu'il est axé essentiellement sur des sensations agréables, douces et un bonheur chimique mais réel. Le seul truc qui colle, c'est le besoin palpable de quitter l'insupportable réalité pour se réfugier dans le cocon psychédélique de l'acide lysergique. Pas mon truc.
Ushas et son soleil par Tyler D ( 10 commentaires )
Une fiction étrange et rongée par une fièvre hallucinatoire, ayant pour cadre l'Inde des moins-que-riens. L'avilissement, la misère et la came démolissent pierre après pierre la spiritualité millénaire d'une civilisation en train de sombrer. A lire pour l'étrangeté opressante, lancinante du texte.
Les lois de la répulsion par Narak, nihil ( 14 commentaires )
Ce texte de Narak était très bon sur le principe, et rempli d'une colère sans bornes, mais au niveau du style c'était pas ça, et la fin était pourrie. Je suis repassé derrière pour corriger, remanier et rajouter des bouts. Résultat, un texte dans la lignée 'réalisme noir' (c'est nouveau ça vient de sortir) à propos d'une relation conjugale partie depuis longtemps en vrille, c'est plein de haine au quotidien et de douleur rentrée.
Ginger par Nounourz ( 26 commentaires )
Une histoire de femme battue pour la première fois sur la Zone, avec tout ce qu'elle implique de détresse, de colère, d'incompréhension. La notion de culpabilité est bien rendue. L'écriture est plus laborieuse que d'habitude, mais l'histoire de cette femme qui agonise misérablement sur son carrelage pallie à tous les défauts, jusqu'à la chute laconique.
Histoires de famille : le frère par Kirunaa ( 8 commentaires )
Le premier texte d'une série. Les embrouilles de famille, c'est un sujet énorme qui regorge de possibilités et de cas de figure intéressants... Kirunaa pioche dans ce vivier et décrit la rancune, la haine tenace, les conflits larvés sur un ton laconique et amer. Bien écrit, mais on attend une suite sans laquelle ce texte n'aurait pas d'intérêt.
Home sweet home à l'HP par Nounourz ( 28 commentaires )
C'est un genre d'extrait de blog, de la pure vie quotidienne même pas romancée, sauf que ça se passe dans des circonstances plutôt particulières : après sa tentative de suicide, Nounourz se retrouve aux urgences psychiatriques.
Histoires de famille : la mère par Kirunaa ( 26 commentaires )
La mère décrite ici ressemble trait pour trait à un personnage d'American Beauty, une mère de famille déconnectée et à coté de ses pompes. Texte pathétique et triste, dans ce genre mélancolique qu'affectionne Kirunaa.
Un jour comme un autre par Aka ( 9 commentaires )
La cérémonie funéraire du grand-père d'Aka : dégoût, pénible sensation de vide, colère larvée contre les pantins qui s'agitent autour de la dépouille. Tout ça plutôt plus marqué que la tristesse et le deuil. Ce mort, ce n'est pas des souvenirs enfuis, une présence perdue, c'est avant tout un cadavre puant, une enveloppe charnelle bousillée et inutile, qu'on cherche à cacher au plus vite pour mieux l'oublier. Le même constat que dans mon texte Adios.
Petits bonheurs par Narak ( 30 commentaires )
Narak se fout clairement de notre gueule avec cette adorable liste de petits bonheurs quotidiens très publicitaires. C'est assez gerbatoire dans le positivisme. Venant de Narak, on y croit pas une seconde et on a raison.
Au fond du trou par Anthrax ( 12 commentaires )
C'est pas mal mais c'est franchement minimaliste. Trois lignes et c'est fini, ça risque pas de marquer la mémoire.
Le texte dont je suis le héros par Nounourz, nihil ( 49 commentaires )
(Texte remanié et rallongé) Ce mastodonte est une tranche de vie stricte : l'intrigue est absente, toute forme d'action est délibéremment refusée, mais y a dix pages. C'est volontairement confus pour refléter les états d'âme du héros à la dérive, reclus dans son appartement. C'est un texte qui refuse tout compromis au confort du lecteur, à éviter si on a la flemme. Article à tiroirs, sombre, tourmenté et obsessionnel. A lire.
Cécité par Kirunaa ( 23 commentaires )
A l'arrache pour pas passer inactive, Kirunaa poste ce petit texte sur un type qui se retrouve aveugle du jour au lendemain. Sobre, très lisible, et également assez inutile, ça commence à sentir le dernier recours.
Extase par Arkanya ( 15 commentaires )
Difficile pour moi, qui suis allergique à l'érotisme et à la douceur, de faire une critique objective de ce texte qui est basiquement tout ce que je peux haïr en matière littéraire : une scène de baise pleine d'amour et d'harmonie. Bien sûr, c'est très bien écrit, subtil et sur la fin ça se détériore quelque peu pour tomber dans le désespéré (la seule chose qui permet à ce texte de passer sur la Zone), mais l'ensemble du texte me hérisse quand même.
Profil par Aelez ( 32 commentaires )
A force, je finissais par croire que le premier texte d'un nouvel auteur était forcément pourri. Grossière erreur comme le démontre Aelez avec ce texte très correct, plutôt gentillet mais bien écrit et pas chiant. C'est un portrait psychologique fin et bien tourné, ce qui change des habituels gros sabots du zonard moyen. C'est pas un chef d'oeuvre, loin de là, mais ça permet de tuer le temps agréablement.
L'aube grise par nihil ( 16 commentaires )
Ce texte, présenté pour le thème érotique des JO de la Connerie 2005 renverse les standards en jouant à fond sur le réalisme le plus dégueulasse, le plus malsain plutôt que sur le fantasme rose et ydillique dont on nous abreuve dans ce genre de concours. Là où d'autres explorent souvent le versant amoureux, joyeux ou fantasmatique du sexe, celui-ci choisit la vision la plus sale et la plus laide. Autant dire qu'on est preneurs.
Un soir, tous les soirs par Womble ( 46 commentaires )
Pour sa première contribution, Womble fait assez fort. Son texte fait penser à Bret Easton Ellis pour la satyre désabusée d'une jeune génération dorée, qui noie son ennui dans la fête et la drogue. Rien de très novateur donc, mais c'est très bien écrit et bien vu, et le texte sans trop tomber dans les clichés bas-de-gamme réserve quelques coups au bide. Très bon.
Tiens tu es là ? par Pas Sage ( 39 commentaires )
Ce texte, c'est un peu une tranche de vie sombre telle que l'imaginerais un enfant de quatre ans qui vient de visionner les télétubbies dix-sept heures d'affilée. Pour un zonard averti c'est léger. Ca se veut triste et désabusé, mais c'est tellement doucereux que c'est plutôt attendrissant.
Eclats de voix par Glaüx-le-Chouette ( 22 commentaires )
Les aventures d'un bibliothécaire qui préfère la compagnie des livres à celle des humains. Un texte rempli de colère et de misanthropie, mais qui ne dépasse jamais le stade des considérations générales. C'est plus réaliste, mais du coup c'est pas palpitant, il ne se passe pas grand-chose. Psychologie intéressante d'un ermite des temps modernes qui ne supporte plus la présence de ses contemporains.
Childrens are very cruels par Mad Meat ( 44 commentaires )
Le ton de ce texte enfantin est bien sympathique. C'est pas une nouvelle, y a pas d'intrigue, c'est plutôt une tranche de vie amusante et sinistre. On fait le point sur la méchanceté et la stupidité des gamins, notamment de celui-ci qui s'en prend gentiment à ses souris domestiques.
Soleil de cendres 1 par Imax ( 37 commentaires )
Le style d'Imax tient la route et il sait poser une ambiance. On entre ici dans une espèce de banlieue australienne dégueulasse. Chaleur, poussière et ghettos pour aborigènes au programme. Evidemment ce n'est que l'intro d'un texte plus long pour le moment, c'est frustrant de n'avoir droit qu'à la mise en place, mais l'atmosphère sordide et effrayante est foutrement bien rendue.
Voyage par Simili ( 33 commentaires )
Notre nouvel auteur Simili, nous emmène faire une petite excursion dans sa banlieue. Le voyage est très court, trop court, mais on a le temps de voir le genre. Simili s'abstient de considérations morales, mais il y a une haine de l'humain qui transparait derrière le portrait succint de chaque passant. Trop court, mais prometteur.
279 degrés par DirtyDog ( 20 commentaires )
On sent qu'on vient de tomber sur un bon texte dès l'intro, efficace et accrocheuse. Le reste est à l'avenant, ce mélange de tranche de vie et d'introspection relate l'itinéraire d'une jeune lambda vers la désocialisation qu'on a tous un jour connue, sauf que là, ça va loin... DirtyDog ne cherche pas à nous en foutre plein la poire ni à nous éblouir. Son texte est calme, posé, mais diablement efficace.
Da ya think I’m dirty ? par Don ( 43 commentaires )
On croit rentrer dans le récit sordide d'un nerd lambda en mal de sexe virtuel et on se retrouve catapulté en pleine histoire d'amour perverse, en plein jeu de manipulation et de domination. Le texte est d'une finesse rare alors même qu'il se vautre dans les situations les plus bas-de-gamme et la pornographie bon marché. Très bon.
Soleil de cendres 2 par Imax ( 17 commentaires )
Le premier Soleil de cendres avait fait forte impression. Là encore on est dans le domaîne de l'atmosphérique, le texte est un puzzle de sensations confuses et étranges. C'est volontairement lent, pénible, ça use les nerfs. Le cadre du désert australien est terriblement bien dépeint. L'ambiance vaut le détour, c'est sûr, par contre l'histoire se traine bien trop pour qu'on garde un souvenir impérissable.
Autofiction à l’infinitif par Don ( 23 commentaires )
Don aborde la crise de la quarantaine avec le style acéré qu'on lui connait depuis son premier texte, ça lui permet de revenir sur un sujet qui lui semble cher : les relations des hommes mûrs avec les jeunes filles. Don nous pond un manifeste de la quarantaine paumée, en recherche d'identité qui ne laisse aucune place à l'espoir. Tranche de vie qui ne mène à rien mais frappe en plein bide.
Debout les morts par Bobopoint ( 39 commentaires )
Difficile de commenter ce texte sur la relation amoureuse, sujet qui me fait inévitablement chier, voire plus. Certains verront une tranche de vie intelligente au style incisif et original. D'autres trouveront l'écriture confuse et pédante (genre ado qui suppose révolutionner la littérature en ajoutant des caractères et des bouts de mots aléatoires au milieu des phrases). Chacun verra midi à sa porte.
Je plaide coupable, monsieur le juge ! par Nounourz ( 26 commentaires )
Nounourz nous a préparé une sorte de reality-show malsain, et comme d'habitude il s'amuse à tester ses lecteurs, à les provoquer et à les pousser dans leurs derniers retranchements. Il avoue ici qu'il a assassiné quelqu'un et parle de cette expérience plutôt sobrement, de ce qu'il en retire. On est bien loin des films américains, l'acte fut lucide, rapide, et bien peu satisfaisant...
Premier viol par Bobopoint ( 26 commentaires )
Ce texte rappelle l'excellent 'ni pute ni soumise' de Maltchik, en version sérieuse. L'histoire est basiquement la même : les aventures sentimentales d'une jeune fille encore toute mièvre qui tournent mal. Mais dans ce texte le style est carré et glacial. Le refus visible de l'auteur de s'impliquer d'un point de vue émotionnel ou moral est presque effrayant.
Nuit après nuit par Invisible ( 15 commentaires )
Un beau gros dépressif de base, amorphe et épuisé, nous sert de héros. C'est toujours jouissif de voir ce genre d'amoindris patauger dans leur bordel et suffoquer au moindre problème. J'ai l'impression de lire des rushs de mon texte LEX, c'est assez bizarre. Le texte laisse un bizarre goût d'inachevé, il est sans doute trop court pour qu'on comprenne bien l'aspect cyclique et écrasant de cette vie quotidienne merdique.
La gitane (suite) par Ange Verhell ( 6 commentaires )
Ange nous file la correspondance de deux personnes de sexe opposé qui ne sont visiblement pas sur la même longueur d'ondes. S'ensuivent comme de juste les habituels reproches, accusations, tentatives de manipulations sentimentale qu'on constate toujours dans ce genre de cas. Tendance porno et un peu SM, mais ça change rien. Si c'est d'un réalisme parfait (au point qu'on se dit que ça ne peut qu'être du vécu), c'est quand même pas haletant.
Zoo 2 par Mentalfactor ( 22 commentaires )
Les relations sans amour d'un couple à la dérive forment le noeud de cette seconde partie de Zoo. Le mec trompe sa nana, elle s'en aperçoit et voit rouge. Pas désagréable, mais y a trop d'insultes qui volent pour qu'on ait pas envie de rigoler au moins un peu. Les passages moins teigneux sont parfois intéressants au niveau psychologique, parfois franchement incongrus et grotesques d'irréalisme.
Transit par Dagus ( 20 commentaires )
Cette histoire d'aéroport me rappelle fortement un passage similaire du livre Fight Club, je ne sais pas si l'inspiration est directe ou involontaire. Quoi qu'il en soit c'est tout à fait lisible, de bon ton, presque trop d'ailleurs, on ressent mal le malaise du narrateur qui s'exprime de manière très tranquille.
Il est mort par Winteria ( 8 commentaires )
A mi-chemin entre la prison de Guantanamo et un reality-show à élimination physique, l'environnement décrit ici semble quelque peu hostile. Winteria s'efforce de maximiser le coté sordide et inhumain, au point que ça manque de naturel et de réalisme. C'est toujours un peu trop forcé, un peu surjoué, pourtant le fond est pas mauvais.
Béquille par Moi ( 6 commentaires )
Ca ressemble de loin à de la vie quotidienne pourrie, en version redescente de trip pénible. Les perceptions prennent le dessus, désagréables et obsédantes. Dès le début on sait que le texte parle de drogue, et on ne se trompe pas. C'est en quelques lignes l'enfer du manque qui est décrit, puis le soulagement et la montée une fois la substance obtenue. Pas mauvais, un peu léger, mais bien pensé.
Sens unique par Lemon A ( 15 commentaires )
C'est l'histoire d'un type largué, mis en marge de la société à cause de son excessive consammation de stupéfiants. Sa tentative pour revenir à la normale laisse un arrière-goût d'amertume. Le texte ne rentre jamais dans la véritable introspection, pourtant il dégage de forts relents de détresse.
Un poing dans la gueule par Dagus ( 20 commentaires )
Dans l'ensemble de ce texte, une tranche de vie d'un type qui arrête pas de saigner du nez, on arrête pas se demander où l'auteur veut en venir. A quoi sert ce texte ? Le dernier passage, plein de sous-entendus semble être une piste, mais dans l'ensemble, c'est assez intrigant. Il n'empêche qu'il retient pas trop mal l'attention.
Versus par Aka ( 12 commentaires )
Ce texte a été écrit dans le cadre d'un concours ayant la prison pour thème. Ciblé sur la rencontre d'une journaliste et d'un détenu dérangé dans sa petite routine, Aka en profite pour faire dans la remise en question, la manipulation, joue sur les rôles dominant / dominé, avec l'habileté qu'on lui connait. Hélas la psychologie prend trop le pas sur l'action pour qu'on se prenne quoi que ce soit en pleine gueule.
Va voir si ton père est bien mort par Obn ( 20 commentaires )
Et Obn repasse actif un quart d'heure après avoir déchu, ceci grâce à un texte fort intéressant, misant tout sur les valeurs familiales et campagnardes. Un beau plaidoyer en faveur de toute une civilisation. En plus ça fleure bon la poudre et la bouse de vache. On y apprend aussi qu'on peut se faire défoncer le cul par contumace.
Partir seule par Sot-Viet ( 27 commentaires )
La description d'une relation qui en quelques phrases part en vrac. Les étapes de ce désastre sentimental sont passés sous silence, rien n'est développé, mais ça donne un coté laconique un peu bizarre. Au final ça reste du gloubiboulga sentimental à la con avec une chute incompréhensible et sans intérêt. A jeter.
Une nuit... toutes les nuits ? par Nico ( 7 commentaires )
Du dégoût qui saisit l'homme après avoir tiré son coup avec une pute. De la bonne amertume, l'univers sordide des relations radasses-clients, l'offre pourrie qui rencontre la demande pathétique, rien de bien affolant, mais ça se laisse lire. Evidemment ça mène à rien, mais c'est le principe même de ce genre de textes poisseux.
Fin de l'histoire par Le Duc ( 19 commentaires )
Il Duce, le super-héros de la merde littéraire est de retour. Encore une fois il prétend faire un texte sérieux et sombre, et encore une fois il échoue, mais de manière moins spectaculaire que d'habitude. L'histoire de cette vieille cancéreuse est terre-à-terre et sans aucun intérêt, ce qui nous prive des grandes envolées lyriques absurdement connes qui ont fait la réputation du Duc. Du coup il ne reste que du pénible.
Meine zwei diktatoren par Lapinchien ( 14 commentaires )
Un court texte sur les effets du manque. Comme l'addiction dont il est question n'est pas précisée, on pourrait supposer qu'elle fera l'objet d'un final twist bien débile, comme d'hab. En fait non, c'est un texte sérieux, nerveux et angoissant, qui mérite d'être lu sans arrière-pensée.
Extérieur nuit par Kirunaa, Glaüx-le-Chouette ( 28 commentaires )
Après un départ laborieux et atmosphérique, genre introspection désabusée sur fond nocturne, l'action se lance... Et est trop vite torchée, sans grands coups d'éclat. Le style est correct sans rien transcender et doit à vue de nez plus à Kirunaa qu'à Glaüx, dont on perd un peu la trace dans ce tas de larmoyances femelles. L'idée de fond est intéressante mais pas neuve, et est rarement sauvée par une réalisation plutôt sage.
A la recherche de la lumière par Témoin ( 32 commentaires )
Un mélange de Blair Witch et de Doom 3 écrit pas un semi-mongolien, ça promet. C'est pas crédible, mal écrit, émaillé de vannes subtiles comme ma bite, mais en trop petit nombre pour rendre le texte intéressant. Pourtant y a un petit coté Le Duc Light, dans la construction de phrases pourries, qui me déplait pas. Assez réjouissant dans la nullité, mais surtout beaucoup trop long.
Retraite par Moi ( 11 commentaires )
Cette histoire d'un jeune cancéreux, le texte pas prise de tête et rempli de cette ironie douce qu'un auteur comme Obn a appris à nous faire aimer. C'est court, trop pour être inoubliable, mais c'est amusant et amer, ça vaut donc largement le clic et les trois minutes perdues.
Un coucou régulier par Ceacy ( 13 commentaires )
Ceacy résume une vie en quelques paragraphes avec son style bloggesque mou du gland. C'est chiant, et bien qu'on s'attende à tout instant à voir apparaître un slogan de pub pour une tondeuse qui rend heureux, il y a une sorte de rythme lancinant pas désagréable qui s'installe. L'auteur a quand même eu la gentillesse de couper court (CSB). Distrayant.
Paranoia agents par Sot-Viet ( 15 commentaires )
Je m'apprêtais à passer un sale quart d'heure en abordant ce texte signé d'un auteur notoirement naze. Bon il raconte sa vie, du coup ça nous épargne les prétentions littéraires à deux roubles, c'est toujours ça. Bon c'est totalement idiot et raconté n'importe comment, mais récité en se pinçant le nez et en prenant un fort accent slovaque, ça passe.
Lithologie moderne par Omega-17 ( 17 commentaires )
C'est un peu tout à la fois, imbécile, intello, fumeux, chiant, jouissif. Le tout dans un désordre qui se canalise un peu, heureusement, après une introduction incompréhensible. L'histoire ? Celle d'un narrateur désabusé et jmenfoutiste (mais qui se la joue), aux couilles vides, qui décide de se taper une pétasse lambda. Avec les inconvénients associés. Carrément cool.
Trauma par Mentalfactor ( 21 commentaires )
L'histoire d'un ado avec un traumatisme crânien, qui passe quelques mois à l'hosto et se fait chier. Pas autant que le lecteur toutefois. Dix pages d'ennui, merci. Pas de prise de tronche de type artistique, c'est raconté comme à l'oral, c'est très lisible et plutôt réaliste pour un mec de 14 ans. Mais putain quoi. Tout ça pour ça. Je réclame le remboursement de ma demie-heure perdue.
Another day .... par Ron Weasley ( 17 commentaires )
Titre en anglais, intro mal orthographiée pour emo-kids en chaleur, suite inutile et basée sur un personnage de MTV, ponctuation aléatoire. Je crois qu'on a le compte. Ca fait beaucoup pour un si petit texte. Nullité totale.
Ma place par M. Yo ( 11 commentaires )
C'est un bon petit texte sombre que nous sert ce vieux de la vieille Zone, en nous racontant à la première personne l'histoire d'un clochard qui s'égare dans sa déchéance (copyright Télérama, 2007). Ce qui est bon avec M. Yo, c'est qu'il ne cherche pas à péter plus haut que son cul, on a donc droit à un texte bien écrit et agréable à lire. C'est pas révolutionnaire, mais ça suffit à passer un bon moment. Du Yo, quoi.
Guerre sans nom par Lahyenne ( 27 commentaires )
LaHyenne délaisse les parodies poétiques pour un instantané de vie guerrier et violent. Le style nous mène tout droit à l'essentiel, sans réflexions philosophiques ni métaphores foireuses. Ça pourrait être regrettable, mais ici c'est plutôt un bon point : on est pris dans l'action immédiatement, et on n'a droit à un répit qu'à la fin, abrupte. Un bon texte sur le sadisme guerrier.
T'as mal où ? par Ange Verhell ( 10 commentaires )
C'est plus intense et plus efficace que les mièvreries habituelles d'Ange Verhell, même si la base est la même (à savoir une pute et le tourment sentimental que l'abruti de service subit pour elle). C'est assez organique et du coup beaucoup plus passionnant pour un zonard. J'ai déjà lu mieux, là c'est assez confus, le style est pas très fluide et la fin se barre en couille, mais c'est sombre et lourd, on en demande pas plus.
Alias omega par Omega-17 ( 11 commentaires )
Toujours mégalo, toujours exilé en Belgique, toujours alcoolo, Omega continue à nous gerber des bribes de sa vie dont on se fout et à se lustrer les couilles sur son style. Ceux qui ont déjà lu du Omega auront l'impression de relire toujours le même texte : du gloubiboulga de réflexions désabusées, de cynisme de poseur, de sentimentalisme qui n'ose pas s'assumer. C'est assez fatiguant.
Bruxelles dissociation par Omega-17 ( 19 commentaires )
Omega est en boucle et cause comme d'habitude d'écriture et d'alcool, peut-être même de leur interaction. Ca pourrait être intéressant, mais une fois encore ça part dans tous les sens sans s'arrêter sur rien et on se retrouve avec un puzzle de bouts de scènes à peine esquissées, dont on ne sait quoi faire. La routine quoi.
Refrain des heures par Nico ( 23 commentaires )
Y a des gens qui font des descriptions insupportables, ce n'est pas le cas de Nico. Ce texte est basé dans sa totalité sur la description et pourtant ce n'est jamais chiant. C'est un instantané de vie d'un mec visiblement au bout du rouleau (même si le texte ne s'aventure jamais dans les marécages fangeux de la psychologie), de son appart, de son bordel. Malgré quelques expressions bizarroïdes, ça passe très bien.
Fredaine, toussa par Slashtaunt ( 9 commentaires )
Le nouveau là, il a un style tarabiscoté. Si t'es pas concentré, tu captes rien. Je soupçonne de la poésie frauduleuse, maquillée sous une tranche de vie standard un peu sombre, un peu traînante. Perso c'est pas ma came, mais je sens un potentiel intéressant, un style qui mériterait d'être dégrossi de ces arabesques impressionnistes de fiotte. En même temps si on dégrossit ce texte, il reste rien. C'est peut-être une bonne alternative en fait.
Le boucher reçoit tous les jours (excepté le dimanche) par Mill ( 12 commentaires )
Y avait quand même de la matière exploitable. Le métier de boucher, l'équarissage, la fascination de la viande. C'est peut-être pas le gisement du siècle, et en plus Gaspard Noé a déjà fait le coup avec talent dans 'seul contre tous'. Mais quand même, pourrir cette idée de base en en faisant un dialogue mondain, inutile, limite détendu, faut être con. Et y a trois quarts du texte à jarter pour cause d'ennui profond.
Foi de salopard par Traffic ( 4 commentaires )
Décidément ce Traffic est un bon auteur. Dès l'intro on frétille du fion devant le cynisme affiché, et on a raison. Cette tranche de vie ne manque pas de détresse élgante, de porno glauque et d'alcool triste. Le tout avec toujours une pointe d'ironie et de second degré. Bref c'est une fois encore du tout bon.
Ce gars-là par Ked ( 12 commentaires )
Voici le portrait d'un homme, d'un père rongé par une colère permanente et par l'alcool. Texte intelligent, bien écrit, la psychologie du mec est bien foutue sans être envahissante. Pas de quoi se plaindre, sauf que ça manque d'action : tous les élements étaient en place pour une situation explosive mais le pas n'est pas franchi. Faute au coté autobiographique prononcé. Mais bon, un bon texte sordide, pathétique et bien réaliste, ça fait pas de mal.
La vie par Aka ( 29 commentaires )
A force de platitudes nihilistes, de poésie enfievrées et autres niaiseries néo-goth, on avait fini par oublier ce qu'est un vrai texte zonard. Comme par hasard c'est un ancien pilier pris d'une inspiration subite qui vient nous le rappeler. Un texte zonard n'est pas un chef d'oeuvre, mais il est amer, agressif, ironique, marrant et il tape dans le bide. Comme ma bite. Et comme ce texte.
Viol par Junk ( 16 commentaires )
Le viol, c'est brutal et peu raffiné, mais c'est pas une raison pour en faire un texte de merde. Là c'est lapidaire, cliché à souhait, trop court pour qu'on rentre dans l'ambiance. Sur le même thème préférez l'excellent 'de passage' par Aem.
Vodka pomme (version buddha bar sans jus de fruits dub edit) par Traffic ( 13 commentaires )
Le héros de cette histoire a connu le marriage, la paternité, les amantes, les accidents avant de sombrer dans l'alcool. Il pourrait sembler en pleine crise existentielle si il n'y avait pas ce petit ton détaché, tranquillement cynique caractéristique de Traffic. Peut-être que pour une fois certaines scènes marquantes auraient mérité plus d'intensité, mais ça reste un bon texte, comme d'hab.
Inconscience par Mentaltrash ( 72 commentaires )
Mentaltrash nous a posté tout son blog rempli de récriminations contre sa meuf. J'ai tout foutu sur le forum parce qu'au-delà du mot 'pute' répété en boucle, c'était très plaintif et pas très zonard. Cet extrait a le mérite d'être un poil plus violent, mais on y comprend quand même pas grand-chose, c'est très mal écrit, stupide, et ça ne dilue que peu l'idée générale qui reste de ces extraits : MT est un faible qui ne sait que geindre sans talent.
Banalité souterraine par Strange ( 22 commentaires )
Après trois ans d'absence, Strange revient avec un brand new style alléchant. A savoir un genre de Glaüx-light, avec insultes (sans caps-lock) et vocabulaire soutenu à la clé. Le tout appliqué à de la vie quotidienne pourrie, le récit d'une agression particulièrement humiliante. Ca passe bien, sombre et réaliste, avec cette touche de hargne qui fait les bons textes.
La règle du jeu par Loading ( 21 commentaires )
Alleluia ! C'est juste au moment où on commence à en avoir plein le cul des auteurs qui semblent fonctionner en circuit fermé anus-bouche, avec toutes les modifications géniques et cérébrales que ça suppose, qu'un bon texte inespéré arrive et nous apporte la Lumière dans ce tas d'humus. On a à faire au récit d'une vie de perdant, mais d'un perdant racé et classe, avec son désespoir racé et classe. C'est bien écrit, long mais jamais chiant ; la psychologie est impeccable mais n'écrase jamais le récit. Excellent. Ou comment faire des statues grecques avec de la boue.
Fuite en avant par Advienne-que-pourra ( 13 commentaires )
Tiens, un alcoolique, ça nous changera de Glaüx. Les quelques lignes qu'on nous jette en pature donnent un aperçu du quotidien d'un ivrogne et grand gerbeur devant l'éternel. Ca donnerait presque envie d'en lire un peu plus, s'il n'y avait ce style un peu maniéré et ces quelques envolées lyriques pourries. Ca voudrait donner un coté poétique à la déchéance, mais bof.
Passe-moi le sel 1.38.7 par LCBeat ( 22 commentaires )
Encore un néo-réaliste de mes burnes. Ce texte, ça équivaut à du Omega-17 dans ses pires moments auto-érotiques. Heureusement, LCBeat fait des textes plus courts et plus porno, dans un même créneau monotone et confus. Ca n'empêche pas le truc d'être dispensable, absurde comme du Ellis, ennuyeux comme du Houellebecq. Bref un texte de suiveur sans talent.
Masoch par Mano ( 12 commentaires )
Faire passer en douce ses poèmes de merde en intro et conclusion d'un vrai texte, c'est vil. Sale pute. Bref. C'est pas tous les jours qu'on a droit à un texte réaliste sur la guerre, qui évite avec brio les débordements sanglants et/ou sentimentaux. Ici, au milieu de la Croatie des années 90, c'est le pathétique et la confusion qui dominent. C'est un vrai bordel, personne comprend rien et tout le monde est bourré. Comparé aux bouses sur le même thème, c'est une vraie bouffée d'oxygène.
Son trou (moisi & cigarettes) par EvG ( 15 commentaires )
C'est sordide, c'est traînant, c'est confus. Et surtout c'est pourri. Le style est forcé, pas fluide. Avec plein de grumeaux de métaphores pas fraiches et de tournures qui se veulent originales et sont ridicules. C'est comme un bourgeois du 16ème qui essaye de décrire un squatt sans en avoir jamais visité un : il s'embrouille et s'arrête vite, à court d'inspiration. Pas bravo.
Ma main a laissé une trace sur la porte par Tonton Serge ( 22 commentaires )
Voilà un texte qui va nous attirer une nouvelle clientèle : les pervers scatophiles en manque. La merde on en bouffe souvent sur la Zone, mais là c'est du sérieux : tout est décrit avec une précision millimétrique et sans la moindre trace de second degré. Vu que le narrateur s'attarde sur les descriptions, on s'ennuie un peu, mais ça finit par déraper vers une certaine forme de violence salutaire.
Que les remords te brulent à ta dernière seconde par Advienne-que-pourra ( 23 commentaires )
Putain ce que c'est médiocre. Je veux dire, pas mauvais au point que ça en devient drôle. Juste faible, et ennuyeux (alors que ça dépasse pas la demi-page). Il y a tant de choses abjectes chez un être humain, tant de choses à attaquer et à sonder. Allumer un mec seulement parce qu'il a un gros bide et va aux putes, c'est vraiment manquer d'imagination. Pas très violent, au demeurant.
Fucked up par Pygwenali ( 35 commentaires )
L'intro est un genre de coup de masse : un tourbillon de fautes, de tournures abracadabrantes et de confusion mentale. La suite est un peu plus fluide, au moins on comprend de quoi ça parle. L'histoire est pas fameuse (genre déchéance de loser), mais ça passe. Le style est assez infect, avec de gros efforts scolaires pour tenter de faire littéraire. Et en plus c'est pourri par une morale rayonnante de bons sentiments, genre Jean-Louis Aubert (cette pute malfaisante). A oublier.
Yoga-Bitch par Zaroff ( 31 commentaires )
Ce matin quand je m'as levé, j'ai ouvert les volets. Et croyez-le ou pas, mais y'avait un... Dehors, la. Le truc subrepticement mais pas trop. Et ça m'a fait penser à la zone. Et c'est beau. Alors que ce texte, c'est l'inverse, ça me rappelle ma vie sexuelle, et c'est pas joli-joli. Enfin, ma vie sexuelle, pas le texte. Parce que le texte encore ça passe. Enfin j'me comprend. KIKOULOL c'est M. Yo, j'adore ce texte parce que ya le mot "nibards" dedans.
Ma première fois par Autocentré ( 33 commentaires )
C'était trop long pour être publié sur le site VDM. Alors l'auteur s'est rabattu sur la Zone. Je ne vois pas d'autre explication. Ce texte a néanmoins deux atouts majeurs : 1/ il n'est pas bourré de fautes, ce qui nous changera. 2/ Il est si fort, si intense, qu'il noie le lecteur sous un trop-plein d'émotion contradictoires (l'ennui, le rire...) Un chef-d'oeuvre, un peu comme du Céline, ou au moins comme le blog d'une Céline de 17 ans. La prochaine fois, promis, je publie un bon truc. Si j'en trouve.